Assurance prêt immobilier : notre regard sur le tarif et les exclusions de garanties vis-à-vis de votre état de santé

Dans le cadre d’un emprunt bancaire pour l’achat d’un bien immobilier, l’état de santé de l’emprunteur peut poser question. En effet, une compagnie d’assurance prendra le temps de bien évaluer son profil afin de ne prendre aucun risque et pour être sûre que la somme prêtée sera bel et bien remboursée. Concrètement, un emprunteur doit se soumettre à des questionnaires médicaux afin d’établir le contrat le plus en adéquation avec sa situation.

Voyons ensemble quel impact cela peut avoir sur les conditions globales du contrat. 

Le profil médical lié à la tarification

Afin de comprendre le profil de risque de l’emprunteur, comme nous l’avons souligné préalablement, le souscripteur doit répondre à un questionnaire médical. Grâce à cette démarche, les professionnels du secteur sont à même d’analyser son profil et d’ajuster le contrat d’assurance de prêt immobilier. Ce document a pour but d’analyser un certain nombre de critères.

Outre l’âge ou encore le poids de la personne concernée, c’est l’intégralité des habitudes de vie et de la santé du demandeur qui sont passées au crible. Si par exemple ce dernier était fumeur ou consommateur d’alcool, s’il devait suivre des traitements médicaux ou s’il soufre d’un handicap ou encore d’une maladie chronique, l’impact sur le contrat d’assurance peut être avéré.

En prenant en considération chacune de ces informations, le profil de l’emprunteur est établi, tout comme les conditions tarifaires de la couverture le sont, elles aussi, en parallèle. Les conditions sont simples : plus l’emprunteur présente un profil à risque, plus l’assurance emprunteur lui coûte cher. 

Les profils médicaux à risque et les conséquences 

Soulignons tout d’abord qu’il existe des pathologies ou encore des antécédents médicaux se trouvant la cause de majoration. En principe, certaines situations sont considérées comme étant des risques aggravés de santé. Lorsque c’est le cas, une évaluation supplémentaire est mise en place. Elle peut malheureusement aboutir à des surcoûts, et dans les pires des cas pour l’assuré, à l’exclusion de certaines garanties.  

L’assureur a un pouvoir considérable. En effet, il peut tout à fait décider de ne pas couvrir certains risques liés à votre état de santé. C’est ce que l’on nomme des exclusions de garantie. Ces dernières doivent être parfaitement expliquées dans le contrat. Concrètement, elles sont la cause de l’absence d’indemnisation si certaines situations devaient toucher l’emprunteur. Prenons l’exemple d’une pathologie cardiaque existante au préalable. Imaginons que l’assuré vienne à décéder suite à un problème cardiaque. Il s’agit d’une situation précise lors de laquelle une exclusion des garanties peut avoir lieu. 

Des lois plus équitables à venir ? 

C’est déjà le cas. En effet, de nos jours, la législation a bien changé lorsqu’il s’agit de protéger une personne dont la santé s’avère fragile. Désormais, un emprunteur n’est plus dans l’obligation de répondre à ce fameux questionnaire médical si certaines conditions sont réunies. En effet, s’il est âgé de moins de 60 ans lorsque le remboursement est supposé être terminé et que ce dernier est inférieur à la somme de 200 000 euros (dans le cadre de l’emprunt d’un profil célibataire / 400 000 euros lorsqu’on emprunte en couple), il est possible d’être exempté de cette déclaration.

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